Jeudi 16 juin - Le goudron sans les plumes

L’époque est aux retours : voici celui de Christine. Retour prudent : elle a accompagné Joseph sur le trajet Esvres-centre Henri-Depierre et rentre ensuite sans se mêler à nos explications au nord de la Loire. Son aller-retour lui fournit une sortie de 25 kilomètres, juste ce qu’il faut pour retrouver quelques habitudes.

Nous sommes dix à prendre la direction de Saint-Pierre-des-Corps et La Ville-aux-Dames, puis Vernou après le pont Charles-de Gaulle. Séparation en deux groupes, justifiée par quelques bonnes raisons. La première est que Jean-Yves reprend après un mois d’interruption et que le parcours de 50 kilomètres suffira à son bonheur.

On se sépare à Vernou, à la Rue Neuve. Il va être accompagné par Benoît et par Joseph, qui a prévu d’être de retour à midi. Il lui faut rencontrer son vélociste, quelques mises au point sont nécessaires sur son matériel. C’est bien connu, un réglage basique sur une 2CV, c’est envisageable. Sur une Ferrari, on mobilise un garage entier pour atteindre la perfection. Pour le vélo de Joseph, idem. Benoît résume : « On est jeudi 16. Joseph voit son vélociste tous les jours pairs. »


Hésitants et aventuriers

Le reste du groupe aurait tort de se moquer. Brigitte, Alain, Denis, Jean-François, Philippe D., Thierry et François se distinguent à Nazelles, au carrefour de la Bardouillère. Itinéraire quasi-classique, on prend à droite, direction Négron. On méprise au passage le panneau « Route barrée ». On ne se focalise pas sur l’avertissement d’un ouvrier qui prévient que l’on va devoir faire demi-tour. Deux cents mètres plus loin, un deuxième rassure : « Vous pourrez passer. À la hauteur des camions, ne restez pas sur la chaussée, le bitume est chaud, vos pneus fondraient. Marchez sur le bas-côté, sur l’herbe. »

Le groupe hésite, une moitié prête à faire demi-tour, l’autre tentée par l’aventure. Nous avançons finalement vers le chantier, où les ouvriers nous font un accueil mitigé. Pas d’accord, visiblement, avec leur collègue qui nous invitait à poursuivre.

On passe, mais l’épisode ralentit une partie du groupe, certains pneus ayant goûté le goudron frais. Du gravier s’est collé dessus. Petite séance d’essuyage avant de repartir. Il y avait bien un moyen de retrouver la route d’Amboise sans traverser le chantier, mais les tempéraments d’aventurier ont pris le dessus.

Le reste est sans histoire, avec un retour quasi direct à travers la forêt d’Amboise, une descente dans le vignoble de Saint-Martin-le-Beau et, avant de retrouver les bords du Cher, une rencontre avec quelques cyclos de Véretz.

Ce groupe-là n’a pas trop traîné. S’il n’avait pas eu de pneus à essuyer, il aurait pu accompagner Joseph à son rendez-vous…


Au départ avec Christine. Le bitume frais, une aventure...





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