Dimanche 29 septembre - Pluie et oxydation

Cette fois, nous accueillons Myriam. Comme Marie et Nathalie la veille, elle a rencontré nos ambassadeurs - Nelly, Agnès et Jean-François - à la Journée des associations. Elle était parmi nous à l'assemblée générale.

Elle songe sans doute, comme nous, que ce dimanche matin nous offrira une paisible sortie touristique. Nous retenons une option raccourcie, nos météos respectives annonçant de l'eau à midi, à 13 h ou à 14 h, c'est selon.

Nous voici en route sous un ciel lumineux, lunettes de soleil presque de rigueur en dépit de l'heure matinale. Veigné, Montbazon, Sorigny et plus si affinités avec le temps...

Parlons-en, des affinités! Robert, Jean-Pierre, Gwenaël ou François vous confirmeront que c'était pour une première sortie une initiation pas piquée des hannetons. Passons sur le profil : quelques côtes, rien de méchant, mais on est descendus dans la vallée de l'Indre. Tous les cyclos de Saint-Avertin - et les autres - sauront vous dire que pour en sortir, il faut remonter. Mais surtout, il a fallu faire avec des conditions météo dégradées dans la deuxième moitié de la matinée.

C'était encore parfait dans la traversée des vignes du Noble Joué, où notre route a croisé celle d'une chevrette bondissante, puis d'un lièvre détalant comme s'il avait les chasseurs aux trousses. Lesquels sont de nouveau nos spectateurs du dimanche matin, si le gibier leur en laisse le loisir. Il y eut même un peu plus loin une autre chevrette aussi bondissante et pressée que la première.

À Montbazon, ça allait encore. Jean-Pierre et Robert, à la vue de la Vierge qui domine le donjon de Foulques Nerra, devisaient, tranquilles, sur l'oxydation des métaux non ferreux. Sur la route de Sorigny, face au vent qui forcissait de façon inconvenante, un ciel de plomb est apparu à notre droite.

Le temps de se dire que ces nuages noirs n'étaient pas pour nous et ils s'installaient au-dessus de nos têtes. Il y eut quelques gouttes à la sortie de Veigné. À la fin de notre savant détour pour éviter les côtes de Crochu et Fontiville, elles avaient renoncé. C'était pour mieux revenir sous forme de grosse averse, sans nous laisser le temps de rejoindre Saint-Avertin. À 11 h, l'eau qui devait tomber en début d'après-midi s'est abattue sur nous.

Côtes, bourrasques et pluie : on resterait pour moins que cela à la maison. Myriam, elle, est décidée à revenir!


Pause-clin d'oeil à Veigné, devant le panneau qui annonce Compostelle à 1 447 kilomètres. Aux cyclos-pèlerins conduits par Joseph en direction de Santiago, il reste, à la même heure, quatre étapes et environ 370 kilomètres à couvrir.

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